Vent d'Est

Gabrielle Wiehe

Dans la même collection que Sensitive, l’auteur de ce petit bouquin est une mauricienne, peintre et illustratrice, installée dans le sud de la France. Curieuse de découvrir d’autres talents locaux, j’ai plongé avec entrain dans l’histoire de la narratrice, Rose, et de sa grand-mère, Abby. Peut-être en attendais-je trop !

L'histoire :

Rose raconte dans un journal l’histoire des Lesteval, sa grand-mère adorée, Aby, ses oncles, tantes, cousins, cousines. Les infortunes, les coups du sort et autres secrets de famille. De ses ancêtres à aujourd’hui, le passé, les souvenirs, ses racines, son enfance à jamais perdue.

Mon avis:

Conformément à la mission que je me donne depuis la création de ce blog, je rédige un avis de chaque lecture, alors le voici. Pourtant, je n’ai pas grand-chose à dire sur cette histoire qui paraissait prometteuse, mais ne m’a absolument rien livré si ce n’est une grande déception. Je n’ai pas réussi à m’approprier ni les personnages ni l’histoire… Quelle histoire, d’ailleurs ? Trop de noms, trop de branches d’un arbre généalogique que l’auteur rend plus confus qu’attrayant, en trois mots : peu d’intérêt.

Je n’ai certainement pas saisi ce que l’auteur voulait retranscrire, n’ai ressenti aucune émotion particulière, ou plutôt si, de l’ennui.

Le récit fait pourtant référence à Maurice, ses villes et villages, les lieux chéris de l’enfance de la narratrice (auteure) à une époque où l’île vivait au rythme de l’authenticité, d’un régiment de domestiques chez Aby et Léon, du vent d’Est. C’est sans doute là que réside le seul point positif du livre : une plongée dans le Maurice d’antan, dans les souvenirs de Rose.

De la rue Archambeau de Rose-Hill (dans le centre) où résidait le clan Lesteval, précieux et protecteur, jusqu’au campement de la sauvage Poste Lafayette (côte est), en passant par Tamarin (côte ouest) et ses plages couleur cendres où se trouvaient, à priori, les racines de la famille. Autant de lieux de séjour chez différents membres de celle-ci disséminée sur l’île, autant de voyages que Rose effectuait avec le même plaisir aux côtés des parents et grands-parents, en voiture à travers les champs de canne.

Je dois tout de même admettre que le récit m’a parlé, mais uniquement parce que je vis ici et que tous les lieux évoqués – et bien d’autres dans le roman – me sont connus aujourd’hui.

De belles descriptions, une nature et une flore détaillées, comme parfaitement et incroyablement dessinées, de précieuses informations sur le mode de vie des grandes familles mauriciennes du siècle dernier, mais aucun autre intérêt.

Le semblant d’intrigue n’en est pas une, et de nombreuses longueurs et redondances parsèment le récit jusqu’à vous faire sérieusement hésiter à en poursuivre sa lecture.

 

Un roman qui reste à mon goût creux et dénué de piquant. Bien dommage !