Ces petits bonheurs de l’existence.

De 2020, ce que nous retiendrons n’est pas très reluisant. Les proscriptions. Les obligations. Les contraintes. L’isolement, le confinement, le couvre-feu. Les frontières fermées, les déplacements surveillés, voire interdits. Les attestations et justifications, les masques, le gel hydro alcoolique, les tests PCR, sérologiques, antigéniques… L’impuissance, la tristesse, l’incompréhension. L’énumération quotidienne du nombre de morts partout dans le Monde qui s’allonge tel un compteur fou et déréglé qui annoncerait une fin imminente.

Une ère aux allures d’Apocalypse.

Et restons lucides… que nous soyons pour ou contre toutes ces mesures ; contestataires, modérés ou conformistes ; soldats ou électrons libres ; résignés ou en colère ; compréhensifs ou obstinés, ce que nous savons est qu’il nous faudra patienter encore quelques temps pour recouvrer une vie normale. Et ce que nous ne savons pas, c’est combien de temps, justement !


Alors en attendant, si nous décidions d’entamer cette nouvelle année avec le sourire et le retour aux choses simples ! En se concentrant non pas sur ce qui a pourri les dix derniers mois de l’existence de chacun, mais sur ce qui a continué de l’embellir. Non pas sur les pathétiques découvertes anthropologiques et sociologiques que nous avons pu faire sur nos voisins, comme autant d’expériences décevantes sur la nature humaine en proie à ses responsabilités, mais plutôt sur ce qui nous a aidés à avancer, à faire de chaque jour une petite victoire, le symbole personnel de sa raison d’être, d’être bien, d’être heureux et... bienheureux.

Je ne développerai pas davantage mon avis sur les attitudes, comportements et discours d’une population partout divisée quant à la gestion mondiale de la pandémie. Ce que nous n’ôterons jamais à l’Homme, c’est sa liberté de penser et de s’exprimer, de débattre et de défendre son point de vue. Conservons ce droit comme une richesse et considérons que sur tout sujet dit de société, il y aura toujours les « pour » et les « contre » !


Alors, ce qui me vient aujourd’hui, en ce quatrième jour de l’année 2021, c’est une envie de poser sur l’écran une liste non exhaustive des petits plaisirs du quotidien, comme autant de messages positifs dans nos esprits chamboulés, de réjouissances simples et savoureuses que nous avons eu – et aurons encore – le loisir de vivre et de revivre, à la portée d’absolument tout le monde et pour notre plus grand bonheur.

En réalité, je laisse à chacun le soin de tirer de l’année qui vient de s’écouler ses propres découvertes et enseignements philanthropiques, et celui de réaliser que cette fichue cuvée 2020 aura révélé en nous nos meilleurs instincts et sentiments envers nos proches et prochains. Je parle entre autres de la solidarité, la cohésion, la mutualité, le partage, l’attention, la bonté, la précaution, les égards, l’assistance, le respect, la sagesse, la civilité, la conformité… Car celui qui ne saurait reconnaître que ce satané virus aura bel et bien mis en lumière toutes ces facultés chez l’être humain est un menteur ou un anorexique des sentiments.


Mon idée n’est pas de lister les activités que chacun aura pratiquées en ces périodes successives de confinement et d’isolement pour palier à l’ennui et la déprime, mais plutôt de répertorier tous ces petits bonheurs de l’existence qui – de tout temps à jamais, en toutes circonstances et sans aucune corrélation avec une quelconque pandémie – doivent nous faire prendre conscience qu’ils forment la matrice d’une vie heureuse.

Bien sûr, il faut savoir les trouver, mais très souvent, nul besoin de les chercher bien loin, croyez-moi !


Écouter les oiseaux chanter. Pour ceux qui n’entendent que les voitures sur le périph, filer chez Nature & Découvertes et acheter un CD de chants d’oiseaux.


Se laisser bercer par le ressac de la mer. Pour ceux qui n’ont pas cette chance, prendre un verre, le coller à l’oreille et s’imaginer que c’est un coquillage.


Observer la nature. Pour ceux que le béton entoure, filer chez Truffaut et ramener un yucca.


Se glisser dans des draps propres.


Découvrir des séries Netflix. Pour ceux qui n’ont pas Netflix, fouiller dans le programme Replay des chaînes de télévision.


Redécouvrir les vieux classiques du cinéma.


Découvrir le plaisir de cuisiner. Pour les plus téméraires, inventer, pour les autres, s’inspirer du nombre incroyable de sites en ligne sur la cuisine facile. Vous serez émerveillés de voir ce que l’on peut faire avec un œuf et de la farine.


Rendre service à quelqu’un. Facile, gratuit et incroyablement salutaire.


Faire rire quelqu’un. Pour ceux qui n’ont pas vraiment d’humour, remettre la main sur le Best of des histoires drôles (peu importe l’année) qui prend la poussière aux toilettes, et apprendre quelques blagues pour les raconter.


Prendre des nouvelles des gens que l’on aime. Facile, gratuit et incroyablement salutaire.


Lire un bon roman. Pour ceux qui ne lisent pas, remplacer par un Paris Match sur la famille royale de Belgique, certaines révélations rivalisent d’intérêt !

Sentir l’odeur de la lessive en dépliant un vêtement avant de l’enfiler.

S’essayer à l’origami, aux puzzles, au Rubik’s Cube. À la couture, au canevas, au crochet, au tricot, à la poterie… Pour ceux qui réalisent que ce n’est définitivement pas pour eux, rester devant la télé.

Jubiler devant un Yam d’as (ça marche aussi avec les six) ou un « rami sec ».


Ouvrir grand les fenêtres et laisser rentrer l’air pur.


Se délecter d’un doux parfum de fruit. Une barquette de fraise, un bon melon, un ananas mûr, une mandarine, une pêche que l’on coupe… Humer avant de savourer, c’est aussi prendre le temps, centrer son attention sur les sensations et les perceptions de l’instant présent, agir en pleine conscience.


Se plonger dans les vieilles photos. Pour ceux qui ne reconnaîtraient pas les trombines en noir et blanc sur les clichés, pas de panique, tata Lucette vous renseignera.


Se délecter d’une bonne grasse matinée. Ceux à qui le concept échappe, voir le petit bonheur suivant.

Se lever tôt. Pour ceux qui en sont incapables, rester sur le petit bonheur précédent. Pas d’inquiétude, l’avenir appartient à tout le monde !


Trouver un billet de 1000 roupies (ça marche aussi avec les euros), par hasard et dans un endroit improbable.


Faire du sport. Footing, marche, yoga, gym… peu importe ! 1 km, 10 km… on s’en fout ! L’intérêt résidant dans l’action de transpirer un minimum et celle de rentrer chez soi heureux (que ce soit fini), fier (d’avoir dépassé en courant et sans s’arrêter la boulangerie du coin de la rue), détendu. Une bonne dose d’endorphine et de dopamine, c’est gratuit et ce n’est que du plaisir !


Étreindre la personne avec qui l’on vit et que l’on aime. Pour ceux qui ont des animaux, les prendre contre soi, les caresser et leur parler. Pour ceux qui vivent seuls, enrouler ses bras autour de soi et fermer les yeux. Je vous garantis que ça marche.


Laisser doucement fondre sur la langue un carré de chocolat.


Consacrer une matinée à se bichonner. Masque pour le visage, pour les cheveux, gommage du corps (et de l’esprit !) … Pour ceux qui n’ont rien de tout ça, dégoter deux œufs, de l’huile d’olive, du lait, un citron, un avocat, un concombre… enfin ce qui est disponible dans le frigo, et se transformer en petit chimiste pour la fabrication de cosmétiques maison.


Lancer une chanson que l’on adore, chanter et danser ! Mouvoir son corps en rythme sans se soucier de quoi que ce soit d’autre actionne le circuit de bien-être dans notre cerveau et stimule l’hormone du bonheur : la dopamine.


Rire. Seul ou accompagné, peu importe, le plaisir que le rire procure est toujours salvateur ! Un simple sourire fonctionne aussi, un fou rire prend lui des allures de Saint Graal !


Cette liste pourrait s’allonger, s’allonger… mais à tout article il y a une fin.


Et si à présent vous réfléchissiez pour trouver vos petits plaisirs à vous, vos petits bonheurs qui font du bien ! Ces moments de bien-être qui rendent votre journée, votre semaine, votre mois, agréable, sympathique, délicat ou délicieux, et qui vous font réaliser que le bonheur de chacun ne se mesure pas au contexte économique et géopolitique ou aux évènements extérieurs, mais se construit et se vit à l’intérieur de soi et au quotidien… spontanément, naturellement, simplement.


Bonn ane 2021, bann kamarad !


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