Le Grand chemin - 1987

OK, le film ne date pas d'hier, mais honnêtement, il n'a pas pris une ride ! Jean-Loup Hubert a réalisé en 1987 un petit chef- d'oeuvre plusieurs fois récompensé à la cérémonie des César. Perso, je ne me lasse pas de le revoir ; tout est encore intact, fonctionne parfaitement, les ingrédients d'une fabuleuse comédie sont là.

L'histoire : le petit Louis, parisien délicat et peu habitué aux rudiments de la campagne, est confié par sa mère à son amie Marcelle pendant tout un été, et va devoir apprendre à vivre en milieu rural, auprès d'adultes rustres, parfois effrayants.. 

Un excellent casting : Césars du meilleur acteur pour Richard Bohringer, de la meilleure actrice pour feu Anémone.

 

Une histoire juste et touchante qui raconte la vie, tout simplement, et la déroule sur une bande son émouvante. Les scènes sont tournées à Rouans en Loire Atlantique et les décors naturels y sont magnifiques. On a immédiatement envie – nous aussi – d'y plonger, de marcher le long du Grand chemin, pêcher avec Pelo, nourrir les lapins de Marcelle, courir dans le cimetière avec Martine, la petite effrontée. Car pour ceux qui on eu la chance de connaître les vacances à la campagne, ce sont tous les souvenirs qui rejaillissent ; l'effet est immédiat !

Le film sent bon la terre, les fleurs, le soleil, le pain de campagne et les bêtises de l'enfance.

Il est du bonheur à l'état pur. La réalité des sentiments simples nous est livrée de façon désarmante, cette bulle d'oxygène incroyable accroche sur nos visages un sourire sincère et l'espoir qu'en toutes circonstances tragiques, la vie – dans ce qu'elle a de plus précieux – reprendra toujours le dessus.

Le Grand chemin traite – avec une dure tendresse et une tendre grogne – les sujets de l'amitié, l'amour, le désarroi, la colère, la beauté des choses et des personnes, la tristesse, le désespoir, le bonheur... et fait exploser de la première à la dernière image un florilège d'émotions, de rires et de larmes.

Comme le livre l'affiche : "le bonheur est dans le pré... cours-y vite !"

 

Du grand art !