Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

Anna Gavalda

Ben moi, je voudrais que quelqu’un m’apprenne à écrire comme Anna Gavalda ! J’ai fait la critique sur ce blog de son opus de 2015 Des vies en mieux, et je retrouve ici, dans ce recueil de douze nouvelles – son tout premier – datant de 1999, son incroyable aptitude pour décrire, en quelques pages seulement, ces tranches de vie ordinaire.

Un tout petit bouquin pour un immense talent !

L'histoire :

Des morceaux de nous, des scènes de vie d’une banalité souvent affligeante, une galerie de personnages ne représentant pas des héros, mais juste des êtres humains. Des situations sinistres, ordinaires ou gaies, qui nous embarquent totalement.   

Mon avis:

Anna Gavalda possède ce don rare pour transformer une histoire simple, sans rebondissements particuliers ni intrigue véritable, en récit poignant… parce qu’il est forcément celui de notre propre existence.

Écrire une nouvelle est un exercice difficile.

Accrocher le lecteur, maintenir en moins de dix pages son intérêt, distiller juste ce qu’il faut et parvenir à susciter son questionnement, à fomenter sa réflexion… sont une prouesse. Alors, chapeau bas !

 

L’auteur traite tous les sujets, des plus dramatiques aux plus cocasses, avec une justesse et un réalisme bluffant. Sa plume est aussi saisissante que tendre et drôle !

Un couple de bourgeois dans une voiture de luxe. Un bidasse en permission qui rentre chez lui pour le week-end de son anniversaire. Un mortel accident de la route et un tragique cas de conscience. Une étudiante et son job de vendeuse dans un magasin de fringues. Un fils à papa qui emprunte la Jaguar… de papa.

 

Tout est y est ! L’amour, le désamour ; l’espoir, le désespoir ; les joies, les peines… et la plume d’Anna, transcendante et vraie.

 

Quel dommage que cet opuscule soit si court, quelle frustration pour le lecteur !

À lire, absolument, ou plutôt, à engloutir !