Dans le murmure des feuilles qui dansent

Agnès Ledig

Après avoir lu deux romans de cet auteur, j'étais partagée entre le sentiment d'une découverte intéressante et... le besoin d'en être sûre.

Retrouvez mes avis sur Juste avant le bonheur et Marie d'en haut.

Son dernier opus me tendait donc les bras et c'est ravie de retrouver l'univers léger mais réaliste d'Agnès Ledig que j'ai plongé dans l'histoire d'Anaëlle, Hervé, Thomas et Simon.

L'histoire :

Anaëlle reconstruit lentement son quotidien tranquille et discret suite à un accident, et se lance dans l'écriture. Pour ce projet, elle a besoin de quelques conseils et réponses juridiques qu'elle obtient d'Hervé, procureur en poste à Strasbourg.

En parallèle, Thomas est tous les jours que Dieu fait auprès de son petit frère hospitalisé qui lutte contre la maladie. Il organise sa vie entre son travail de menuisier et la triste et stérile chambre d'hôpital de Simon. Tous les deux, ils parlent d'arbres et de forêts, de nature et d'animaux.

Mon avis:

Peut-être en attendais-je davantage? Le récit ne m'a pas convaincue.

Les personnages sont certes attachants, car l'auteur veille à les rendre réalistes, voire décidément peu enclins au bonheur (chienne de vie qui s'acharne !), mais la lecture est vite ennuyeuse. Les liens se créent trop facilement, les situations s'enchaînent avec trop peu d'embûches. La correspondance entre la jeune femme et le procureur est rapidement invraisemblable, manquant cruellement de crédibilité. Les dialogues entre les deux frères sont trop répétitifs, aussi aseptisés et lassants que la chambre d'hôpital qui les héberge. Peu de surprises, donc. Même la séquence émotion, ou doit-on dire la presque redondante marque de fabrique de l'auteur, ne m'a pas touchée.

J'ai pourtant tourné les pages avec l'envie de ne pas lâcher pour ne pas le regretter, pour me dire "je vais au bout, car j'ai confiance en l'auteur", mais j'ai terminé sur cette déception liée aux fins dénuées de frisson, sans relief. Le dénouement est plat et c'est dommage.

Allez, parce que je refuse de baisser définitivement les bras, je donnerai une autre chance à Agnès, si une future quatrième de couverture me titille, mais pour l'instant, je fais une pause.